Liberté d’Expression en liberté surveillée
Cela a commencé par quelques mots de Matt Mullenweg, qui trouvent en moi un écho persistant depuis des années, depuis que j’ai compris à quel point Internet était une bénédiction :
« I worry about the independent web. I worry about the content creators, and I worry that if 100 percent of the distribution of everything starts to go through just a few websites, that kills the vibrancy. »
Quelques heures plus tard, je suis tombé sur cette note de Paris Lemon, relatant l’incident – à présent très célèbre – qu’il avait connu sur Google+. En quelques mots, il avait posté sur son profil une photo de lui levant son majeur de manière fort peu élégante. Cette photo de Joi Ito était un peu puérile mais pas plus méchante que cela. L’équipe de modération de Google+ a supprimé la photo sur la base du fait qu’il violait l’un des termes du TOS.
Une personne a jugé que c’était particulièrement offensant de lever son majeur et qu’il n’était pas convenable pour Paris de se présenter ainsi au monde, Google+ ayant vocation a être un espace social de communication mais également un moyen de préserver son identité sur le Web. Cet inquisiteur zélé a alors censuré la photo sans prendre la peine d’en avertir Paris, le titulaire du compte, ou de simplement lui demander de traiter le problème tout seul.
C’était tout à fait légitime. Google+ est un produit de Google et ils font ce qu’ils veulent chez eux.
Mais…





