Comment briller à coup sûr dans les conférences Internet

Vous avez sans doute remarqué que chaque tribu a ses propres codes : une façon de s’habiller, une façon de s’exprimer, de bouger…

Evidemment, l’Internet n’échappe pas à la règle avec en son sein, des particularités suivant que vous soyez Entrepreneur, Investisseur, Codeur, Designer, etc… Au delà du métier, votre culture et même votre territoire (si, si, il existe encore des territoires dans l’Internet) peuvent jouer un vrai rôle différenciateur.

@Kate8 et @tconrad ont résumé ce que vous devez dire en ce moment dans la Valley, pour être tendance. Cela s’appelle : Shit Silicon Valley Says… en d’autres termes, toutes ces conneries que l’on peut entendre dans la Silicon Valley.

Cela va un peu vite si votre Anglais n’est pas au top, mais vous devriez pouvoir en attraper la majorité tellement ce sont des tartes à la crèmes du métier.

Ainsi, même toi, ami sidérurgiste et ardent militant CGTiste, tu pourras arriver à briller dans les conférences Internet de la planète en apprenant par coeur toutes ces phrases sans appel que tu ressortiras à loisir pour montrer à quel point la production d’acier, les ruines du communisme et l’Internet moderne sont en osmose.

Au milieu de tout cela, mes préférées, pour les avoir entendu ou en avoir entendu de très comparables :

- Ashton invested in !
- Is the Internet down ?
- It’s like AirBnB for Facebook Games…

Enjoy !

PS : Cette vidéo a déjà touché près d’1,5M de personnes dont peut-être et sans doute vous qui êtes à la pointe des tendances (puisque vous lisez même ce blog !). Toutefois, même si vous l’avez déjà vu passer, elle est assez drôle pour que vous profitiez à nouveau de la leçon de style…

Black Out Wikipedia entre autres…

Quelques centaines de milliers de sites sont « éteints » aujourd’hui, en signe de protestation contre les projets de loi PIPA et SOPA, censés venir améliorer la sécurité et lutter contre le piratage.

Pourquoi sommes-nous concernés ?

Parce qu’il s’agit d’une nouvelle initiative dans le monde ayant pour but de censurer encore un peu plus l’Internet, de tuer la neutralité et par voie de conséquences, la créativité et la capacité à innover de petits acteurs comme… le plupart d’entre nous.

Vous me direz qu’il y a des tonnes de pays où l’Internet est censuré, à commencer à la Chine ou les pays du Golfe Persique. Toutefois, j’y vois une réelle différence.

PIPA et SOPA sont des projets de loi qui suivent une démarche législative normale dans un pays démocratique où la liberté d’expression est inaltérable, pour arriver à une situation de censure de l’Internet. Ce n’est pas la même chose qu’un régime qui n’a rien à faire des Droits de l’Homme, de la démocratie ou des libertés individuelles et qui ferme son Internet par réflexe de survie. Le résultat est le même mais le premier suit un chemin qui viendrait légitimer ses actes, contrairement au second que l’on peut condamner « pour l’ensemble de son oeuvre ». Se faisant, le Congrès Américain viendrait créer un précédent dans lesquels d’autres pays, notamment en Europe, seront prompt à s’engouffrer, s’ils n’ont pas déjà essayé de le faire comme la France.

Comprenez bien que cette note n’est pas un simple réflexe de geek à qui l’on viendrait prendre un de ses jouets préférés. Je pense que le respect de la neutralité de l’Internet et la lutte contre la censure sont des causes vraiment importantes dont découlent beaucoup d’autres.

La sécurité des individus sur Internet et la lutte contre le piratage sont des sujets qui doivent être traités, mais je crois qu’il existe d’autres moyens qui abordent le problème par le haut et non pas la contrainte.

Sur le piratage, le simple fait de repenser la consommation de biens « culturels » et leurs business models, de mettre le consommateur au centre de cette réflexion puis de reprendre la chaine de valeur pour répartir les revenus en fonction de l’apport de chaque maillon et non de l’importance de sa position défensive sont des réponses bien mieux adaptées et efficaces à mon sens.

C’est un débat au long cours qui s’est engagé il y a déjà quelques années et qui devrait nous accompagner encore longtemps. Toutefois, même s’il sera assez difficile d’empêcher les gouvernements d’apporter de mauvaises réponses à ces deux problèmes, cela vaut la peine de s’y attacher.

Le chemin de la réussite

J’ai beau avoir participé au lancement de nombreuses startups, je n’ai toujours pas trouvé la recette miracle qui fasse qu’on n’échoue jamais. Toutefois, il y a une chose dont je suis persuadé : rien n’importe plus que les Humains dans une entreprise.

L’équipe avec laquelle vous montez un projet, c’est votre actif, votre réel capital. S’ils sentent qu’ils peuvent décrocher la lune avec vous, ils vous suivront en toutes circonstances, même quand c’est très difficile. L’argent n’est jamais un moteur, c’est un moyen. Idéalement, il vous permet de vous débarrasser des soucis matériels pour que vous restiez concentré sur ce qui est important : votre mission et le plaisir que vous devez trouver à l’accomplir.

J’aurais aimé avoir le talent de vous expliquer comment réussir à tous les coups en montant votre entreprise mais j’ai peur que mes mots ne soient trop étroits, ne vous donnent pas suffisamment d’énergie pour faire ce qui semble sans doute contre-nature.

La bonne nouvelle, c’est que Tom Preston-Werner aka @mojombo vient de sortir un magnifique exposé sur la démarche qu’ils ont adopté chez GitHub. On a tous besoin de modèles pour trouver l’inspiration quand on est sur des terrains que l’on maitrise peu ou pas. Tom nous donne ici les clés du bonheur pour ceux qui travaillent avec lui, et ce faisant, du succès à la fois humain, entrepreneurial et financier.

C’est clairement ce que j’essaye d’impulser dans les sociétés où j’ai un peu de poids, mais je pense que je ne le faisais pas assez. Je vais donc sans doute pousser davantage dans ce sens, aller au bout de cette logique.

Je ne sais pas si on changera un jour le monde, mais si on pouvait déjà monter des sociétés viable, pérennes et où les gens qui nous rejoignent se sentent vraiment bien et heureux, ne serait-ce que pour avoir envie de se défoncer sans qu’on ne les contraigne, ce serait un formidable tour de magie. On s’en approche, on y est presque, je crois qu’on peut le faire.

Je ne sais toujours pas, à 41 ans, quel est le vrai chemin vers la réussite, mais je veux bien suivre celui que Tom a tracé car cela résonne en moi comme la voie et la voix de la raison, celles de la modernité. Plus que cela, son approche ressemble clairement à une méthode dans laquelle je me sentirai bien, légitime, droit dans mes bottes… et je crois qu’au final, c’est ça qui est véritablement essentiel : être en accord avec ses propres convictions pour transmettre la flamme aux autres.

Résistance !

Je ne vais pas vous refaire l’historique de l’affaire Wikileaks (je vous renvoie vers Wikipedia, le site étant inaccessible à l’heure ou j’écris ces lignes), elle est partout dans les médias. Je voudrais juste souligner, en quelques mots, ce qui me semble vraiment important.

Quand on lance une startup et que l’on souhaite lever des fonds, il est indispensable important de faire la preuve du concept que l’on défend. Ainsi, on réduit sensiblement la part d’incertitude et on donne des débuts de métrics au marché.

Wikileaks, par la détermination de son fondateur Julian Assange, vient de briser une frontière : celle de la transparence globale. La liberté d’expression est une notion inscrite dans les constitutions de très nombreux pays… mais la réaction quasi-unanime des Etats directement impliqués et de leurs alliés démontre que c’est une réalité seulement dans une certaine mesure.

L’Internet s’est bati sur des idées finalement simples : Neutralité du Web, Intangibilité, Facilité d’Accès, Universalité, etc… Ainsi, nous sommes nombreux, depuis des années, à expliquer qu’Internet donnant la parole à qui veut bien la prendre, poussera les entreprises comme les gouvernements, à plus de transparence, de gré ou de force.

Ce qu’il convient d’appeller la Communauté est attentive, ultra-connectée, aussi large que diffuse, insensible aux frontières, très compétente sur le plan technique et surtout, accrochée à une utopie qu’elle n’est pas prête de lacher : La Liberté.

Jusqu’à Wikileaks, nous étions intimement convaincus, un peu par les signes que nous percevions ça et là, beaucoup par intuition, qu’Internet par sa capacité à véhiculer l’information sans réelle possibilité de contrôle si ce n’est un système d’auto-régulation finalement assez efficace, changerait le Monde dans ce sens. Mais ce qu’a apporté Julian Assange en provoquant une telle cabale contre Wikileaks et lui, c’est la preuve du concept.

Internet rend le Monde plus libre et meilleur… ou du moins est en passe de le faire.

L’acharnement contre Wikileaks et son fondateur a une conséquence immédiate et violente : La Résistance s’organise !

Des milliers de sites miroirs de Wikileaks parsèment le Web, chacun hébergeant une copie mise à jour en temps réel ou à intervalles très réguliers. Twitter, étrangement épargné par la pression ou y résistant mieux que d’autres, continue de véhiculer l’information et les débats, le compte de @wikileaks restant ouvert. Des centaines de milliers de personnes sont prêtes à financer l’organisation de Julian Assange alors qu’elles ne le connaissaient même pas avant. Les sites qui ont réagi contre Wikileaks (comme Mastercard, Paypal, une banque en Suisse, les avocats qui défendent les soit-disants victimes de viols qui finalement étaient consentantes, etc…) sont attaqués systématiquement jusqu’à ce qu’ils tombent, de telle manière qu’il n’y ait pas de parade possible, à part attendre que cela se calme. Les offres d’hébergement gratuits pour Wikileaks et de redirections de noms de domaine se comptent par milliers. Les informations diffusées sont traduites dans toutes les langues imaginables pour toucher le plus grand nombre, etc, etc..

Et ce n’est qu’un début encore peu structuré !!

Les gouvernements qui se sont acharnés sur Wikileaks ont apporté la pire réponse qu’ils pouvaient imaginer, celle d’un temps où l’Internet n’existait pas, où l’information était contrôlée par quelques grands médias faciles à acheter ou bâillonner. Il est toujours temps de renverser la vapeur et de revenir à une réponse plus efficace, mais je ne les en crois pas capable. Tout cela est trop nouveau pour eux, tellement loin des enseignements qu’ils ont reçu des grandes écoles et de leurs ainés que ça en est simplement inconcevable…

Je n’ai pas encore pu trancher une question : Wikileaks a-t-il raison de rendre public des informations qui peuvent déclencher des guerres à elle seules ? Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? Honnêtement, je ne sais pas et, de toute façon, ce n’est pas mon propos.

Cette affaire vient de prouver la puissance de la Communauté, de démontrer qu’il existe réellement un contre-pouvoir mondial bien plus réactif et incontrolable que celui que l’on appelait avant le 4ème Pouvoir, et qui n’est maintenant qu’une composante – très utile – de la Communauté.

Bien-sûr, tout grand pouvoir est un don qui s’accompagne de grandes responsabilités. Il va falloir à la Communauté du temps pour apprendre à le contrôler, l’apprivoiser puis l’utiliser à bon escient… et rien que le fait de décider ce qu’est le bon escient est encore un nouveau challenge. De même, il faudra aussi du temps aux gouvernements du monde entier pour comprendre qu’il vont devoir partager le pouvoir, car ils ne sont pas de taille à gagner cette guerre dans la durée, parce que le combat est pour eux, perdu d’avance s’ils ne se décident pas à accepter ce nouvel ordre mondial.

Wikileaks, quelle que soit l’issue de cette affaire, aura été le détonateur d’un changement profond de notre Monde. J’ai le sentiment qu’il convient de s’en réjouir pour nos enfants, même si je reste très inquiet des souffrances à venir le temps de la « transition ». Il y a peu de révolutions qui ne se passent pas dans la douleur.

Rien que le fait de parler de Résistance est un signe fort de ce que l’on pressent…

C’est entre vos mains !

J’adore l’Internet !

OK, vous ne venez pas d’apprendre grand chose… mais je vais essayer d’étayer un peu cette réflexion lapidaire.

Digidust va piloter le marketing digital (incluant entre autres, la conception from scratch d’un site Web) pour la société d’un de mes amis, ici, aux Etats-Unis. Pour exécuter mon plan, j’ai besoin d’un designer de site qui soit vraiment un excellent graphiste, bon ergonome et, si possible, un peu créatif. J’ai donc rapidement tweeté ma recherche ce matin, ce qui m’a valu quelques contacts intéressants (et au passage, je n’ai pas encore arrêté de choix mais un grand merci à tous ceux qui l’ont relayée).

Au milieu de ce buzz, j’ai reçu cette vidéo que je trouve extraordinaire.
Voyez plutôt…

J’aime l’Internet parce qu’une seule personne un peu créative, sans gros moyens mais avec beaucoup de détermination, peut y faire des tours de magie. Ce gars, avec son clip, est en train de devenir une rockstar chez les WebDesigners.

Ce qu’il a de plus que les autres ? Il croit sans doute suffisamment en lui-même pour s’exposer sur des terrains où d’autres n’oseraient pas aller. Evidemment, au-delà du buzz, il va lui falloir assurer avec des – tonnes de – futurs clients, mais il s’est donné une chance d’y arriver. C’est à présent entre ses mains.

Si lui l’a fait, je dois aussi pouvoir le faire… ainsi que toute personne en train de lire ces lignes, pour peu qu’elles mettent de coté cette appréhension qui empêche des centaines de milliers de personnes – rien qu’en France – de créer leur entreprise.

J’adore l’Internet qui a rendu ce genre de choses possibles.

Merci à @Mythrandil de m’avoir fait découvrir ça ! ;-)

Twitter et son écosystème

La nuit dernière, je me suis fendu d’un post assez long sur le blog de Digidust pour évoquer le Coming Out du business model de Twitter, enfin, surtout de sa plateforme de publicité. Vous trouverez cette note ici, mais accrochez-vous car c’est un peu long. :-)

Maintenant, en suivant l’actualité récente, je me suis à nouveau posé la question que j’avais soulevé il y a quelques semaines sur la note « Twitter à de quoi faire peur » ici-même et dont les craintes se sont avérée plutôt justifiées au vue des derniers mouvements de Twitter.

En un sens, j’avais tort… car, au moins pour Loren Brichter, le développeur qui a créé Tweetie, Twitter représente bien une fantastique opportunité plus qu’une menace puisqu’ils lui ont racheté son client pour iPhone tout en lui offrant un job sympa au sein de l’équipe en plus du gros chèque. La question reste posée pour les autres, tous ceux qui n’ont pas été rachetés et ne le seront pas, c’est à dire le plus grand nombre.

Il y a quelques jours, Fred Wilson, VC très connu et early investor de Twitter a précisé que l’écosystème qui s’était créé autour de Twitter était là pour boucher les trous laissés en chemin par le service et trouver ainsi leur place. Toutefois, je n’y crois bien évidemment pas une minute dans le sens où les trous en question ne sont laissés aux développeurs tiers que tant que leur taille ne représente pas un enjeu. En d’autres termes pour grossir le trait, jamais Twitter n’aurait imaginé racheter un Client pour iPhone avant le lancement de l’iPhone et de mesurer son immense succès.

J’attend donc avec une certaine impatience les interventions de @biz et de @dickc, entre autres, ce soir à Chirp, qui visent d’une part à rassurer les développeurs tiers sur leur avenir (il y a un bel exercice de vente à réussir) et les inciter à poursuivre sur leurs « bouchages de trous », notamment en précisant les terrains qui ne sont pas stratégiques pour la startup donc laissés vacants aux développeurs tiers.

Toutefois, comme évoqué ci-avant, les trous non stratégiques le restent tant qu’ils ne deviennent pas des gouffres… et il semblerait qu’il n’y ait qu’un prime au seul vainqueur, pas de seconde place pour peu que la réalisation de ce « bouchage de trou » soit exemplaire sur le plan technologique ou ergonomique, si l’on en croit l’exemple de Tweetie.

Faisons le tour des trous qui n’en sont déjà plus : Clients Twitter pour iPhone, Clients Twitter pour Blackberry, Réducteurs d’URL, vraisemblablement les Web Applications avec la sortie d’une nouvelles interfaces plus puissante et ergonomique pour Twitter, plateformes de publicité faisant potentiellement de la nouvelle star TweetUp – annoncée 2 jours plus tôt – une nouvelle star quasiment mort-née…

Je vous laisse libre des conclusions sur le niveau de risque qui existe à bâtir son entreprise sur un socle que l’on ne maitrise pas, car c’est souvent un Win-Win qui est plus Win pour l’un que pour l’autre. Quand Apple renforce sa main-mise sur le marché des Apps Mobiles tournant sur iPhone et iPad, c’est exactement ce type d’équilibre de la Pomme essaye de faire pencher vers elle… et cela fait réfléchir :-)

Cet iPad dont tout le monde parle…

Vous noterez à quel point je suis devenu fort dans la tête : déjà plusieurs jours que l’iPad est sorti et pas la moindre mention sur mon blog ! Il y a une raisons à cela : J’ai laissé passer devant tous ceux qui en ont parlé, généralement en mal, sans même l’avoir vu :-)

Alors, je vais faire comme tout le monde en vous donnant mon avis : Pour l’instant, je n’en ai pas vraiment sur le produit en lui-même… mais je devrais être à Miami dans quelques semaines et j’y verrai alors plus clair. Vous trouverez ici un feedback de Florian qui me semble objectif.

En attendant, j’ai un avis sur le concept en lui-même. Je fais parti de ceux qui pensent que l’iPad – ou du moins, ses futures versions – changeront les usages des laptops comme l’iPhone l’a fait pour les téléphones.

Je base cette conviction sur une raison simple : les gens normaux n’utilisent pas leurs ordinateurs comme nous le faisons (je me mets dans le tas de tous ceux qu’on regroupe en général sous le terme de Geeks).

Les gens normaux consultent leurs emails de temps en temps, se tiennent informés, regardent la météo, vont sur le Web, écoute de la musique, achètent un tout petit peu en ligne et regardent des films… et l’iPad fait tout ça.

Les gens un peu moins normaux mais pas loin quand même vont sur Facebook retrouver leurs Ex et voir à quel point ils ont bien fait de ne pas rester avec tellement ils/elles sont moches et insolent(e)s de réussite familiale… et l’iPad fait aussi ça.

Les gens normaux ne veulent pas essayer d’installer un truc contre les virus, d’ailleurs, ils ne savent pas exactement ce qu’est un virus informatique, un malware, un adware… Ils ne se sentent pas malade ni susceptibles d’être piratés, fichés ou « phishés ». L’iPad les protège à peu près de tout ça.

Les gens normaux ne veulent pas savoir comment on installe un logiciel ; Eux, ils veulent juste l’utiliser quand ils en ont envie c’est à dire tout de suite. Je ne parle même pas de leur passion pour la mise à jour des logiciels ! Par contre, ils sont d’accord pour payer leurs logiciels, ils ne piratent pas beaucoup… Certains sont prêts à mettre 2 ou 3 euros par applications et même jusqu’à 7 euros pour acheter un logiciel vraiment top, à l’état de l’art. L’iPad et son ami iTunes font ça parfaitement.

Les gens normaux ne veulent pas réparer leur OS qui rame terrible depuis 3 jours, ils ne savent pas ce qu’est un OS. A la limite, ils veulent bien Restaurer leur iPad ce qu’ils considèrent d’ailleurs comme nous considérions le Reboot sous Windows vers la fin des années 90. Pas de soucis, l’iPad propose ça.

Les gens normaux font un peu de Skype et ont récemment découvert à l’occasion du voyage en Angleterre du petit dernier que la visio était un truc marrant, utile et gratuit. L’iPad fera ça très bientôt.

Ils se déplacent aussi assez souvent et n’aiment pas se perdre. Leur GPS et ses cartes moisies trop vieilles oublie systématiquement de leur dire que la DDE a fait un rond point là où il y avait un sens unique et que du coup, ils auraient du prendre le pont, il y a 10 minutes, ce qu’ils auraient su si leur carte avait été téléchargée à la demande, sans même qu’ils ne s’en préoccupent. L’iPad fera ça parfaitement…

Enfin, les gens normaux préfèrent ce qui est joli, léger et qui va super bien avec leur iPhone, plutôt que ce qui est lourd, moche et va super bien avec mon premier téléphone portable (Matra 2050, de mémoire). Ils veulent aussi pouvoir se déplacer sans se démettre une épaule, oublier de recharger la batterie mais pouvoir quand même regarder le mail de confirmation de leur vol sur lequel il y a ce satané numéro de réservation et être connectés partout tout le temps sans se soucier de leur forfait, des Wifi gratuits-pas-vraiment-gratuits, des Wifi qui marchent pas parce que leur voisin à l’hôtel passe la nuit sur YouPorn.com, des Wifi qui devraient marcher mais qui ne marchent pas à 12 euros de l’heure, etc… L’iPad devraient tôt ou tard répondre à tout ça.

Je ne connais pas beaucoup de gens normaux, disons que j’en fréquente peu par manque d’occasions, mais si j’étais normal, je crois que c’est comme ça que je réagirais. L’Internet ne serait pour moi qu’un simple outil, un truc super utile quand on s’en sert et rangé quand on n’en a pas besoin, un peu comme un marteau pour planter un clou.

Je me dis que les promesses de cet iPad équipé de l’OS4 (ou de ses futurs cousins du tonton Android) commencent enfin à ressembler à l’Internet pour les Nuls et j’adore cette idée car les Nuls en question, ce sont juste les gens normaux… Quand on baigne dans l’Internet depuis tout petit et que cela a changé votre vie, vous avez envie de partager cette bénédiction avec ceux qui vous sont chers, avec ceux que cela pourrait aider, avec ceux que cela sortirait d’une certaine forme d’exclusion sociale et culturelle parce qu’ils habitent trop loin des villes ou trop loin de ceux qui leur ressemblent…

Je n’ai toujours pas touché d’iPad mais comme beaucoup, j’ai déjà un avis… L’iPad sera est déjà un réel succès car il met l’Internet social et utile à la porté de tout le monde. Bien-sûr, il est encore un peu cher, mais déjà moins qu’un PC qui fait plein de choses dont les gens normaux se passent très bien et les prix vont rarement en montant sur ce genre de produits.

Disons qu’à présent, tous les espoirs sont permis ;-)

L’Internet est-il raciste ?

Je faisais le tour, il y a quelques temps, du paysage Internet américain. Un fait m’a soudain frappé (ne me demandez pas d’où c’est venu, je n’en ai aucune idée) comme une évidence.

La très grande majorité des entrepreneurs de l’Internet US sont… blancs ?!?
A y regarder de plus près, la plupart des VC stars sont… blanc également ?!?

apartheid

Bien-sûr, il s’agit là d’une généralité donc on trouvera toujours un contre-exemple, mais regardez de plus près avant de vous lancer dans un contre-argumentaire.

Je n’ai pas de chiffre, ni d’analyse et encore moins d’explication. C’est un simple sentiment… Est-il faussé par une vache-dans-un-couloir que j’aurais raté ?!?

Par ailleurs, je trouve (s’il se confirme) cet état de fait d’autant plus étonnant, d’une part parce que c’est, par définition, sur le marché le plus mondial que l’on puisse imaginer et que d’autre part, les « gens de l’Internet » sont souvent réputés pour porter une partie de l’héritage des Hippies (et notamment la partie la plus ouverte).

Plus que vendre… Survendre !

Je viens de découvrir, via un excellent article de Techcrunch, une vidéo qui compile l’art de la Survente Made in Apple. On est, à chaque Keynote, à deux doigts du lavage de cerveau, mais il ne fait aucun doute que cela fonctionne plutôt pas mal.

Cette vidéo est édifiante – car réalisée sur un seul Keynote, le dernier – et, quand on compile le tout en quelques minutes, il y a vraiment de quoi rire.

Au passage, je vous invite à lire l’article de Siegler qui parle de passion, d’énergie et d’envie, des mots qui raisonnent toujours très fort à l’oreille de n’importe quel entrepreneur.

On m’a souvent dit que j’avais tendance à survendre un peu, mais je crois en fait que c’est bien l’énergie qui pousse ainsi et pas l’envie de faire du Hard-Selling. Pourtant, ceux qui me connaissent bien savent que je fais pas mal d’efforts pour respecter un adage que je me suis approprié : « Under Promise, Over Deliver« …

En même temps, même quand je m’enflamme, je n’arrive pas à la cheville du Team Apple :-D

Tout ça en un an…

L’AppStore d’Apple a un peu plus d’un an à présent… Je devrais dire qu’il a à peine un an !

iTunes-1

J’ai du mal à croire combien de chemin a été parcouru depuis son lancement. C’est sans doute ça, ce que l’on appelle une stratégie disruptive :-)

Le binôme iPhone – iTunes a surtout initié 3 grands mouvements de fond :

- Il a commencé à changer la vie de ses utilisateurs en leur apportant le premier véritable device portable qui soit tout-en-un, connecté en permanence, utilisable simplement, évoluant en continu, au rythme des mises à jour et des sorties quotidiennes d’Applications et personnalisable à l’infini (puisque chacun n’installe que les Apps qui l’intéressent).

- Il a lancé un mouvement de mutation profond en matière d’habitude de consommation, poussant à outrance un modèle d’achat « on demand » couplé à une monétisation basée sur les micro-paiements. Ce business model, je suis près à le parier, va aller sur d’autres secteurs et d’autres marchés, car il est sain et relativement « juste » donc « nous » allons le plébisciter à chaque occasion.

- Il a lancé un business qui commence à rapporter des milliards que la firme à la pomme partage avec un écosystème gigantesque, composé d’opérateurs, de développeurs, d’éditeurs, de fabricants de périphériques… mais aussi de tous ceux qui gravitent autour comme les investisseurs, les avocats, les marketeurs, etc…

J’ai souvent tendance à dire du bien d’Apple mais je peux vous assurer que ce n’est pas une adoration béate.

Pour preuve une critique très dure que j’avais pu faire sur un groupe privé, dans laquelle je m’en prenais au cirque pathétique qui accompagne systématiquement les Keynotes. Entre cette forme d’arrogance où l’on compare les résultats de choux et de carottes dans le simple but de ridiculiser le travail de leurs concurrents devant une audience acquise à la cause et cette façon de sur-vendre des non-innovations comme le copier-coller de l’iPhone, par exemple, il y a de quoi être fatigué d’être autant pris pour un idiot, et pourtant…

Pourtant, cette firme change profondément la majorité des marchés qu’elle adresse, préserve ses marges là où d’autres souffrent durement pour rester sur un % à deux chiffres et invente un marketing qui n’a pas d’égal. Difficile de ne pas être admiratif et de respecter ça.

L’AppStore n’a aujourd’hui qu’un an… une poignée de mois qui changent tellement de choses que ça en est incroyable.

Bon Anniversaire ! :-)