OK, vous ne venez pas d’apprendre grand chose… mais je vais essayer d’étayer un peu cette réflexion lapidaire.
Digidust va piloter le marketing digital (incluant entre autres, la conception from scratch d’un site Web) pour la société d’un de mes amis, ici, aux Etats-Unis. Pour exécuter mon plan, j’ai besoin d’un designer de site qui soit vraiment un excellent graphiste, bon ergonome et, si possible, un peu créatif. J’ai donc rapidement tweeté ma recherche ce matin, ce qui m’a valu quelques contacts intéressants (et au passage, je n’ai pas encore arrêté de choix mais un grand merci à tous ceux qui l’ont relayée).
Au milieu de ce buzz, j’ai reçu cette vidéo que je trouve extraordinaire.
Voyez plutôt…
J’aime l’Internet parce qu’une seule personne un peu créative, sans gros moyens mais avec beaucoup de détermination, peut y faire des tours de magie. Ce gars, avec son clip, est en train de devenir une rockstar chez les WebDesigners.
Ce qu’il a de plus que les autres ? Il croit sans doute suffisamment en lui-même pour s’exposer sur des terrains où d’autres n’oseraient pas aller. Evidemment, au-delà du buzz, il va lui falloir assurer avec des – tonnes de – futurs clients, mais il s’est donné une chance d’y arriver. C’est à présent entre ses mains.
Si lui l’a fait, je dois aussi pouvoir le faire… ainsi que toute personne en train de lire ces lignes, pour peu qu’elles mettent de coté cette appréhension qui empêche des centaines de milliers de personnes – rien qu’en France – de créer leur entreprise.
J’adore l’Internet qui a rendu ce genre de choses possibles.
Merci à @Mythrandil de m’avoir fait découvrir ça !
Si vous ne voyez pas ce qu’est un LipDub, je vous invite à regarder le reportage ci-dessous. Julien Martel, qui m’a remplacé – avec succès – il y a quelques mois, à la tête de la société, en parle très bien et vous donne l’historique de cette activité.
Un Lipdub est un formidable outil de motivation et de cohésion d’équipe. C’est très efficace, positif, ludique pour les participants et pas très cher en terme d’investissement. Stonfield utilise très souvent cet exercice dans le cadre de séminaires d’entreprise, au point d’être considéré comme l’un des spécialistes de l’activité en France. Ils ont déjà monté des dizaines de Lipdub pour des clients comme, par exemple, Cap Gemini, Henkel, Neopost, etc…
Dans le reportage, ce sont nos amis de chez Sara Lee qui sont mis à l’honneur. J’en profite pour remercier chaleureusement Andréas Niessner qui dirige la société en France (et qui intervient d’ailleurs dans le reportage), pour avoir accepté spontanément la présence des caméras de France Télévision. Il est relativement rare qu’un client, aussi ouvert et innovant soit-il, accepte les journalistes lorsqu’on réuni une équipe autour de ce genre d’activité. D’une part, cela peut mettre en péril le bénéfice de l’activité et d’autre part on a l’impression que le fait de vouloir améliorer ses performances d’équipe vient d’un constat de manque de performances. C’est bien évidemment faux et je ne connais aucune entreprise sur la planète qui puisse se targuer d’avoir des équipes parfaites ! Merci infiniment, Andréas !
Au passage, j’en profite également pour remercier l’équipe de journalistes qui, de façon très professionnelle, a fait le maximum pour perturber le moins possible cet exercice de management tout en faisant un reportage très complet. Ce n’est pas toujours le cas, mais quand ça l’est, cela fait plaisir
J’ai une question qui m’interpelle pas mal en ce moment, qui relève de l’éthique même de mon métier, comme de celui de beaucoup de personnes qui passent par ici d’ailleurs !
Un de nos clients me propose un rendez-vous (je vous fais l’histoire plus courte) et me consulte sur un certain nombre de problématiques liées, comme d’habitude, à l’impact des technologies sur sa stratégie et son organisation.
En d’autres termes : Comment mettre l’Internet Social (le web 2.0 pour ceux qui supportent encore le terme) et les Univers Virtuels au service du développement de l’entreprise et en cohérence avec sa stratégie ?
Je travaille sur le sujet et monte deux propositions complémentaires. Le client semble avoir compris l’essence de ces deux propositions, leur complémentarité et surtout, leur intérêt au final pour l’entreprise.
Quelques temps après, j’ai un nouvel échange avec le client, qui m’indique qu’à la réflexion, ils ne vont pas adopter cette solution globale, mais plutôt, un dérivé largement redimensionné à la baisse… comme une sorte de pilote « pour voir ».
Bien-sûr, je me dis que je me suis loupé et que je n’ai pas réussi à faire passer les messages que je voulais. Je montre donc les deux propositions à un ami en lui demandant son avis pour valider la clarté (relative) de ces solutions. A priori, il n’y a pas de problème de ce coté-là.
Ce projet est un tout, et le fait de l’avoir transformé ainsi le vide de tout son sens. Bien-sûr, on parle toujours de blogs, d’Internet Social sur une cible de Digital Natives (ou de Génération Y pour faire plus hype !), etc… mais le fondement même du projet n’a plus rien à voir. Donc, je suis intimement persuadé que le « pilote pour voir » ne permettra pas de voir quoi que ce soit.
Mon client m’a demandé de réviser ma proposition en conséquence de notre discussion, ce que je peux faire sans problème car c’est redevenu un projet relativement simple.
Toutefois, je me retrouve devant une question – un peu candide, c’est vrai, mais on ne se refait pas – qui me travaille un peu :
Dois-je vendre (et réaliser) cette nouvelle solution à mon client, sachant que cela peut se transformer en une sorte de coup d’épée dans l’eau même si nous y mettons beaucoup de coeur et d’enthousiasme et au risque de le décevoir ?
Ou dois-je lui dire que, cette solution n’étant que d’un bénéfice très aléatoire, je préfère me retirer purement et simplement du dossier (en d’autres termes, refuser de porter un projet que je ne crois pas à valeur ajoutée suffisante) ?
Pour vous aider à m’aider, sachez que la solution en question ne portera pas préjudice au client en question, elle prend simplement le risque d’être transparente, c’est à dire un investissement à fond perdu… Par ailleurs, l’enjeu économique est également peu important, les sommes engagées sont relativement faibles.
Quand Muriel Jaouen, de La Tribune, a contacté l’équipe de Stonfield pour évoquer les séminaires de team building qui utilisent le sport comme vecteur fédérateur, nous étions ravis…
Pourquoi ?
Parce que nous allions sans doute avoir un article – de plus – dans La Tribune, ce qui est toujours bon pour les affaires pour peu que l’on soit sincère et légitime sur le sujet, parce que nous allions à nouveau collaborer avec Muriel qu’à titre personnel j’aime beaucoup (elle est très sympa et m’avait interviewé et surtout parce que nous avions un cas client idéal !
Les séminaires de Stonfield font souvent appel à des sportifs de haut-niveau, donc nous n’avions que l’embarras du choix pour répondre à Muriel.
Toutefois, nous avions un projet pour Filtrauto, un client que nous accompagnons depuis des années maintenant, qui nous passionnait au plus au point car il touchait l’ensemble des collaborateurs de la filiale française. Nous avons donc organisé un séminaire de travail pour le Comité Directeur, puis une Convention cadre avec l’ensemble du management avant de préparer une réunion pour l’ensemble des collaborateurs dans chacune des usines du groupe.
A chaque fois, nous avons fait intervenir Philippe Sella ou Emile N’Tamack, en travaillant avec eux en amont pour qu’ils aient une approche spécifique à la fois au contexte de l’entreprise et à l’objectif de l’événement d’entreprise concerné.
Vous ne pouvez pas imaginer l’impact d’un Emile N’Tamack (j’ai participé à l’une de ses journées avec Stonfield), déambulant entre les machines-outils et discutant avec tous, comme il l’aurait fait à la sortie des vestiaires du Stade Toulousain. Nous avons beaucoup discuté de cela dans la voiture, au retour de l’une des usines. C’est incroyable ce que Milou peut avoir les valeurs du rugby dans les veines… Sa sincérité était touchante car totale : ce gars aime vraiment les Hommes (j’ai mis un grand H donc merci de ne pas faire de blague à deux balles dans les commentaires ) et c’est une des qualités qui fait d’ailleurs de lui un grand entraîneur.
Travailler avec un sportif de haut-niveau est un exercice que j’adore faire car ils ont en général une capacité à travailler vraiment exceptionnelle et une grosse résistance à la pression. Pour les sociétés comme Stonfield, c’est un vrai bonheur de joindre l’attrait du sportif à la valeur ajouté du conseil.
Au passage, ceux qui me connaissent se doutent un peu que je préfère travailler avec Philippe ou Milou qu’avec un cycliste ou un footballeur… La passion est un formidable moteur !
L’article est vraiement bien, mettant en scène Xavier Dubourget (DRH de Filtrauto) et Julien Martel, Directeur des Opérations de Stonfield (c’est l’une des premières fois où ce n’est pas moi qui réalise l’interview mais quelqu’un de mon équipe et un ami… ce qui rajoute à mon plaisir). Merci encore Muriel !
Au passage, un encart évoque les autres possibilités en matière de séminaires de motivation ou team-building, en présentant l’annonce de notre partenariat avec la Cité de l’Espace, qui nous permet de proposer des événements d’entreprise à forte valeur ajoutée à destination des équipes, sur la thématique de la conquête spatiale.
Attention, cette note va être longue… mais il y a un plan d’action au bout
Vous connaissez sans doute la marque SAAB. Ce sont, à l’origine, des concepteurs d’avions qui sont venus s’essayer avec brio à la voiture.
J’étais, jusqu’à il y a quelques temps, un inconditionnel de la marque. Je crois en avoir eu 4 ou 5 ces dernières années, un peu tous les modèles, si ce n’est le cabriolet pour lequel nous n’avons jamais franchi le pas, au grand désespoir de ma femme qui adore cette voiture.
Ce que je leur trouvais ?
C’étaient des voitures différentes, un peu le pendant d’Apple sur 4 roues. On aime ou pas, mais SAAB avait une énorme capacité à innover, à croire et défendre ses choix technologiques, à mettre beaucoup d’émotions et de sensations dans ce qui ne reste à la fin… qu’une bagnole. De plus, il y avait peu de modèles, étant d’un bon compromis en fonction des profils d’acheteur ; comme je ne suis malheureusement pas exceptionnel, je trouvais sans problème celle qui me convenait parfaitement à chaque fois. Enfin, pour parler un peu d’argent, la gamme restait plutôt très accessible, à qualité comparable.
Il y a quelques années, SAAB est entré dans le giron de General Motors, groupe américain plutôt connu pour le coté rustique de ses véhicules, pour ne pas dire ringard. Je n’avais pas perçu cela comme une menace particulière et je me suis trompé.
J’ai acheté, il y a 2,5 ans, une 9.3 1,9TDi, disposant d’un moteur diesel de 150Ch. Elle est sobre, relativement écologique, très confortable, sécurisante, suffisamment puissante, etc… Bref, la voiture idéale par rapport à mes critères.
Dès les premiers mois, nous avons eu un problème de clé électronique, qui est passé en garantie mais nous a laissé en rade quelques heures. Pas grave, cela peut arriver…
Puis, ce sont les plastiques qui ont commencé à lâcher… le cache du feu arrière, au plafond, un bout de jupe derrière le pare-choc avant, un accoudoir terni et bien sûr, le logo SAAB à l’avant du véhicule, sur le capot, qui se décolle.
Il y a quelques semaines, aux alentours des 60 000 kms et quelques mois après la fin de garantie de 2 ans, ma femme me téléphone pour m’expliquer qu’elle est arrêtée sur le bord de la route et attend une dépanneuse. Elle conduisait quand il y a eu une odeur de brûlé et que le moteur s’est immédiatement arrêté. Avec l’élan, elle est arrivée sur le bas coté. Pas un voyant s’est allumé, pas un message n’a été diffusé par l’ordinateur de bord, rien… Aucune chance d’anticiper quoi que ce soit…
Direction la concession SAAB, qui met le véhicule à l’atelier et y branche l’ordinateur dédié à la maintenance : rien à signaler… mais bon, le moteur ne démarre pas pour autant. Ils me demandent l’autorisation de démonter, pour comprendre le problème, que je leur donne bien évidemment. Verdict : la pompe à eau s’est « grippée » entraînant une rupture de la courroie de distribution, des soupapes tordues, etc… bref, un moteur en vrac.
Coût de la réparation : 10 000 euros environ.
Ils m’expliquent alors que le constructeur devrait sans doute prendre la réparation à sa charge, étant donné qu’il s’agit clairement d’une déficience du véhicule et que celui-ci n’a que 60 000 Km. Toutefois, ils doivent demander l’autorisation de prise en charge, pour la forme. Réponse du constructeur : Non.
Ils (le concessionnaire qui est également un ami) remontent à la charge en expliquant que je suis une très bon client, que je conduis normalement, que j’entretiens correctement mon véhicule en concession… Mais c’est toujours Non. Juridiquement, ils ont le droit avec eux : la voiture n’est plus garantie.
A force de patience et de négociation, SAAB accepte finalement de prendre à sa charge 70% des pièces mais pas le reliquat ni la main d’oeuvre.
Je donne mon accord (devant le nombre incroyable d’alternatives qui s’offrent à moi) et ils réparent. La facture, au final, est de 3000 euros pour moi, principalement les 30% sur les pièces et un peu de main-d’oeuvre (le concessionnaire ayant proposé de prendre à sa charge la majeure partie de l’intervention, pour compenser le comportement stupide de la marque).
Je récupère la voiture après plus de 2 mois d’immobilisation, pendant lesquels, en gros, je me débrouille, et pars à Pau, pour un Conseil d’Administration avec David et Jean, du Crédit Agricole. Nous terminons le vendredi soir vers 21h et je reprends la SAAB pour rentrer sur Toulouse. Accessoirement, pour une raison très personnelle que je ne souhaite pas préciser ici, je suis assez inquiet et pressé de rentrer.
Après 10 km, la voiture se met à toussoter, comme s’il y avait des micro-coupures d’injection (on dit qu’elle « a des ratés »). Enthousiaste à la perspective de me retrouver sur le bord de l’autoroute, au milieu de nulle part, un vendredi soir, de nuit, je décide de poursuivre tant que le moteur ne s’arrête pas définitivement, ce qui me permet de rentrer sur Toulouse. 170 Km crispé sur le volant en attendant une galère, je vous assure que cela tient éveillé !
Le lendemain, je la ramène chez le concessionnaire dont l’atelier est en train de chercher à comprendre ce qui se passe, sans vraiment trouver. J’ai donné des consignes simples : vous la réparez et vous la vendez. Je ne veux plus la voir.
Maintenant, concluons ce très long post :
Mon constat :
- C’était clairement ma dernière SAAB.
- Le concessionnaire a fait ce qu’il a pu, mais il est évident que le constructeur a la main. Il sait que la concession est en frontal avec le client et sera obligée de faire quelque chose de sa poche : c’est autant d’économisé pour la marque.
- Rien n’est immuable… et la fidélité aux marques est de plus en plus remise en question.
- SAAB et General Motors ont agit contre l’intérêt de leur client, méprisant un fidèle utilisateur et évangéliste de la marque au profit de la qualité de la clôture de son année fiscale, qui n’est pourtant pas brillante malgré ma contribution.
Le plan d’action :
« Un client mécontent va mettre à mal l’image d’une marque auprès de 10 prospects »
C’est ce que l’on apprenait dans les Ecoles de Commerce il y a quelques années… C’était avant Internet ! Vous êtes quelques centaines à lire ce blog régulièrement ou à recevoir le flux RSS. Vous êtes maintenant quelques centaines à savoir à quel point SAAB m’a méprisé.
Mais, pour ceux d’entre vous qui m’aiment bien (j’espère qu’il y en aura un ou deux ! ), si vous partagez certaines de mes valeurs ou tout simplement, si vous trouvez pas très juste, je vous invite à bien vouloir relayer cette note le plus largement possible sur vos blogs, Twitter, Seesmic, etc… pas vraiment pour démontrer qu’Internet peut lutter contre les Tours d’Ivoire, mais plutôt pour démontrer à une très grande entreprise ce que peuvent lui coûter 3000 euros de fausse économie, en terme de dégradation d’image !
Je vous serai très reconnaissant de m’accompagner dans ce combat, quelle que soit votre audience.
Bien sûr, je dispose d’un dossier très documenté que je n’ai pas transmis à mes avocats (car j’ai vraiment autre chose à faire) mais qui me permettra d’étayer de façon très factuelle tout cette histoire, pour le cas où un doute pointerait quelque part sur l’intégrité de ce récit et de ma démarche.
Lorsqu’on lance une nouvelle entreprise, où simplement comme c’est le cas en ce moment, une nouvelle filiale, l’un des points sur lequel je passe en général le plus de temps est le choix du nom.
Me concernant, voici le Top 10 des points que j’essaye de garder en tête lorsque je dois choisir un nom :
1- Trouvez un nom que vous allez peut-être garder des années (pourquoi pas une vie ?!?). Il y a un vrai intérêt à ne pas se tromper donc à prendre son temps, juste pour éviter une éternité de frustration lorsque vous ne le supporterez plus.
2- Le nom doit évoquer ce que vous êtes, en termes de métier ou de valeurs, sans pour autant vous enfermer pour la suite ni tomber dans le descriptif pur. Autant chercher un mouton à 5 pattes ! Le nom doit anticiper tout ce que vous n’avez pas prévu dans le business plan et qui pourtant ne manquera pas d’arriver, de façon plus ou moins prévisible. Ce ne serait pas très astucieux de créer Stonfield HugeBurner Cars, alors que Stonfield BioPower Cars me semble déjà plus dans l’air du temps.
3- Lors des brainstormings, évitez de “casser” le premier qui dit un truc qui vous semble stupide, cela vous permettra peut-être de rebondir sur un truc idiot qui amènera un grand n’importe quoi, juste avant d’accoucher d’une idée géniale. En plus, même si vous vous trouvez brillant, ce que vous dites n’est pas forcément plus intelligent.
4- Reprenez vos manuels, le nom doit avoir toutes les caractéristiques que l’on apprend en première année de marketing (mémorisable, déclinable, bla bla bla…).
5- Demandez à toutes les personnes autour de vous, que vous jugez crédibles car Gurus du marketing, mais aussi aux autres qui auront un avis de néophyte donc de bon sens. Demandez à plusieurs personnes ce qui vous évitera de faire un choix guidé par l’enthousiasme d’avoir trouvé un truc qui semble bien, et qui va directement vous enfermer dans le truc en question au point de tuer toute créativité.
6- Au bout d’un moment, arrêtez de demander à tout le monde, car comme tout le monde a un avis, vous finissez par ne plus pouvoir choisir. Pour mémoire, c’est à vous de décider… Vous êtes le ou l’un des fondateurs.
7- Respectez l’avis de votre ou vos associés, car même si vous pensez qu’ils se trompent, ils sont tiraillés par tous les problèmes qui vous tiraillent vous même et ont donc peut-être raison. Respectez-les ; ils sont comme vous et le respect est l’une des piliers de base d’une association
8- Faites valider le nom par votre mari ou votre femme (ou la personne qui partage votre vie). Cela vous évitera de vous taper un “Je te l’avais dit” chaque fois que le nom que vous avez choisit sera critiqué par quelqu’un (ce qui ne manquera pas d’arriver avec le succès que je vous souhaite).
9- Un fois que vous n’hésitez plus qu’entre 2 ou 3 options, choisissez en une et défendez-la pendant les années qui suivent… On peut créer une marque avec un peu tout et n’importe quoi, grâce au talent de l’équipe marketing. Qui aurait parié sur un nom aussi stupide que Google, il y a 10 ans ?
10- Trouvez l’histoire qui va avec le nom. Vous passerez les prochaines années à répondre à la question “Mais… D’où vient le nom merveilleux de votre société ?”, posé par vos futurs partenaires, vos clients, les candidats à un job chez vous, voss fournisseurs, etc….
Il doit sans doute y avoir beaucoup d’autres points à traiter, mais je n’ai presque plus de batterie et je voulais vraiment faire cette note à la Guy Kawasaki
Au passage, sur les quelques propositions que mon associé dans ce nouveau projet et moi avons encore, une semble faire un début d’unanimité. On tranchera donc à mon retour de Dubai (et lui de Bretagne ) pour lancer définitivement le projet.
Beaucoup de monde me demande des exemples d’entreprises qui rendent fous leurs concurrents. J’en ai trouvé 6 pour vous.
1- Quand Security Pacific Bank a fusionné avec Bank of America, beaucoup de filiales de Security Pacific furent fermées. First Interstate Bank loua des camions et les gara à proximité des agences qui fermaient. Des employés d’Interstate s’installèrent alors dans les camions et aidèrent les gens qui quittaient la banque à ouvrir de nouveaux comptes chez eux.
2. En 1986, British Airways lança une promotion pour se débarrasser de 5 200 sièges, pour des vols le 10 Juin. Virgin Atlantic Airways lança une pub disant « La politique de Virgin a toujours été de vous aider à avoir les vols vers Londres les moins chers possible. Donc, le 10 Juin, nous vous invitons à voler sur British Airways ». La couverture de la campagne de British Airways fut excellente, mais en incluant, dans sa très grande majorité, la pub plutôt drôle de Virgin. Cela a couté bien plus cher à British Airways qu’à Virgin d’obtenir une telle couverture.
3- Une société de recherche a lancé une étude sur 750 cols-blancs aux Etats-Unis. L’étude a montré que 81% de personnes pensent que s’habiller Casual (plutôt détendu, sans tailleur ou costume-cravate) améliore le moral ; 47% croient que cela augmente la productivité ; 46% disent qu’ils considèrent le fait de s’habiller Casual comme un avantage au travail si la société le permet et seulement 4% pensent que cela peut avoir un impact négatif. Quand Levi Strauss a découvert cette étude, ils ont laissé des milliers de publications la reprendre. La société a même mis en place une hotline gratuite, pour aider les entreprises à mettre en place un dress code Casual. Devinez qui était certain de profiter des plus importantes informations découvertes par cette étude ? Levi Strauss, bien sûr, grâce à ses lignes de prêt-à-porter Dockers.
4- Un magasin Goodyear à Chattanooga, dans le Tennessee, a du faire face à une situation délicate : Il voulait mettre deux enseignes Goodyear. Toutefois, la loi locale imposait une limitation à une seule enseigne. Intrépide, le directeur du magasin écrivit Goodyear avec des Soucis sur un massif de fleurs. L’inspecteur de la ville considéra cela comme une violation de la loi, mais les citoyens supportèrent tellement cette initiative que la ville du faire marche arrière.
5- Un électricien qui n’avait qu’un seul camion, était en permanence dégagé par ses concurrents parce que sa société était trop petite. Pour les tromper, il décidé de peindre 3 numéros différents de camions, un à gauche, un à droite et un à l’arrière.
6- International Harvester ne pouvait pas avoir d’acier dans son usine de Melrose Park, dans l’Illinois, à cause d’une grève des chauffeurs de camions menée par un syndicat. La société ne pouvait pas utiliser de chauffeurs non-syndiqués à cause d’interceptions armées sur l’autoroute. Finalement, la société loua des bus de ramassage scolaire, déguisa les chauffeurs en nonnes, chargea les bus avec l’acier et fit les livraisons. Personne ne tirerait sur des bus scolaires conduits par des nonnes, non ?
Note de Pierre-Olivier :
J’avais également publié une note dans le même esprit, sur les différentes campagnes de publicité que sortaient tout à tour certains constructeurs automobiles, et notamment BMW, Subaru, Audi et Bentley.
C’est vraiment un coté astucieux, loin de ce que l’on apprend dans les Ecoles de Commerce, que j’aime bien. On est très proche du Marketing de Guérilla, qui ressemble parfois à une bataille de tranchée pour 0,2 points de parts de marché en plus. C’est ce qui fait sa beauté
Plus Entrepreneur qu'Investisseur, tout ce qui fait l'écosystème des startups et des sociétés de l'Internet m'intéresse. Je suis directement impliqué dans Digidust, Stonfield, Labotec, APICube et Hellotipi.
Basé à Toulouse et pas assez souvent à Miami, je m'enthousiasme pour ceux qui croient en eux et ne doutent de rien, ceux qui ont compris qu'Internet ouvre sur le monde et non enferme, ceux qui jouent ou aiment le rugby et ceux qui considèrent que le vin et la gastronomie sont des arts majeurs.