Mon Top 5 des Médias Sociaux – Avril 2012

Si vous êtes un Ninja des Médias Sociaux ou si vous trackez tout ce que je peux publier, passez votre chemin, vous savez déjà tout ce qui est écrit ci-après.

Après tout ce temps, je viens de faire un point sur l’ensemble des Médias Sociaux que j’utilise et l’usage que j’en fais. Ce sera également l’occasion pour que ceux qui me suivent puissent trier un peu ce qui les intéresse réellement.

1. Twitter

J’étais obligé de commencer par celui-ci tellement son usage m’est devenu indispensable. Comprenez bien : On vivait sans avant, nous pourrions évidemment continuer. Ce que je veux dire par là, c’est que Twitter est à mes yeux sans conteste le plus puissant de tous. Je m’y informe, je m’y diverti, j’y relai mes autres contenus, j’y communique, j’y assure parfois la promotion des sociétés dans lesquelles je travaille ou de leurs produits, j’y vibre devant les matchs de rugby, j’y rencontre des gens extraordinaires que je n’aurais jamais eu l’occasion de croiser sinon, j’y recrute des associés ou des collaborateurs, j’y débat, etc… S’il ne devait en rester qu’un, ce serait évidemment Twitter.
http://twitter.com/pocarles

2. Mon Blog

Vous l’avez trouvé puisque manifestement, vous êtes déjà dessus. Ce n’est pas à proprement parler, un média social, mais j’y publie du contenu que vous discutez et relayez. On peut donc considérer qu’on y est presque !
Je pourrais m’en passer dans le sens où je pourrais écrire ailleurs, sans même publier mes idées ou mes émotions… mais je ne pourrais plus me passer d’écrire et j’ai déjà souvent expliqué pourquoi.
http://www.pocarles.com

3. Instagram

J’avais publié une note assassine lorsque Instagram était sorti, appuyant mon argumentaire sur le fait que si j’avais attendu des années que les appareils photos numériques soient de bonne qualité, ce n’était pas pour pourrir les photos avec des filtres moisis. J’avais évidemment tort, manquant de clairvoyance sur ce coup. Le seul point sur lequel je pense que je suis toujours dans le vrai est que le service cherche encore un business model. Mais sinon, mon opinion était sans compter sur l’évolution de l’Application. Aujourd’hui, la très grande majorité des photos que je publie le sont par Instagram. Même le piètre photographe que je suis arrive à sortir de belles images et nous savons tous qu’il est possible de s’exprimer ainsi bien plus largement qu’avec des mots.
Mon profil sur Instagram : « pocarles »

4. Flickr

Je sais, c’est assez hasbeen et le service n’évolue plus depuis des années, mais j’y suis attaché. J’ai notamment réussi à automatiser les backups de mes photos sur Dropbox ce qui suffit à me rassurer. Flickr reste un service exceptionnel pour partager ses photos, y gérer les droits, engager la conversation autour de celle-ci. Couplé à Instagram, ce qui est le cas pour moi, c’est le tadem idéal.
http://flickr.com/pocarles

5. Pinterest

C’est l’un des petits nouveaux de la bande, qui existe depuis longtemps mais n’a explosé que très récemment. J’ai testé pour comprendre l’intérêt et je m’y suis attaché, sans même le sentir venir. Le principe des Boards est très efficaces pour mettre en valeur des photos ou vidéos qui vous touchent. De plus, même si des questions de droits se posent, Pinterest va drainer le traffic vers le Média d’origine. Le résultat sur les statistiques de fréquentation peut être redoutable car Pinterest a vraiment été imaginé pour sa viralité. J’ai 5 Boards sur les sujets qui – publiquement au moins – régissent ma vie. J’ai donc un Board sur le Rugby, un autre baptisé Food Porn, un qui gravite autour de mes sociétés, l’incontournable Geek Stuff et, évidemment, mon Hall of Fame qui regroupe tout ce qui me touche vraiment.
http://pinterest.com/pocarles/

Je vais m’arrêter à 5 car ce sont les principaux. J’utilise évidemment Facebook, qui m’est indispensable pour les activités Social Medias de Digidust, LinkedIn qui est mon seul CV en ligne mais ne me sert pas à grand chose, Vimeo pour les vidéos mais j’en fait peu… Tout le reste est tombé en désuétude ou ne m’intéresse plus.

Une dernière mention pour Path : C’est le seul que j’utilise toujours mais en cercle très fermé. Je n’y ai qu’un 40aine de connexions, avec uniquement des personnes que je connais et que j’ai rencontré physiquement plusieurs fois. J’y partage parfois des contenus très personnels ce qui explique que je sois très attentif à qui je laisse accéder à ma timeline. Toutefois, je commence à m’y ennuyer et surtout, je me suis aperçu que, quand je le jugeais vraiment personnel, je ne le partageais pas du tout. On verra si mon usage de Path tiendra dans le temps…

Voilà, si vous me cherchez, vous savez à présent où me trouver et ce que j’y fais. N’hésitez pas à m’y suivre et à engager la conversation, c’est fait pour !

UPDATE : Je sais que Facebook vient de racheter Instagram mais comme tout le monde me le dit, je vais le mentionner ici. Cela ne change absolument rien à ma note… Enfin, tant qu’Instagram ne change pas trop dans un sens qui remettrait en question l’usage que j’en fais.

Sortez-moi de Twitter, je suis une Célébrité !

Cela faisait longtemps que je n’avais pas mis un titre bien nul à l’une de mes notes, ça me manquait !

J’ai croisé de nombreuses personnes ces derniers temps, qui se posaient légitimement la question de savoir comment utiliser Twitter sans nuire à ce qu’ils sont ou à leurs activités. Il s’agissait d’artistes, de businessmen talentueux ou de sportifs de haut niveau (ces derniers étant parfois des artistes dans leur genre et souvent d’excellents businessmen…).

Il n’y a pas de réponse universelle mais je vais essayer de synthétiser en 5 points ce qui est sorti de nos réflexions et de nos discussions. Cela n’a pas valeur d’évangile mais à vous de décliner à votre propre cas ce qui va vous concerner.

Il y aurait des tas de chose à dire mais je n’ai pas assez de temps aujourd’hui pour tout coucher sur le papier. Je vais me concentrer sur le cas des sportifs de haut-niveau. C’est facile à extrapoler sans forcer sur toutes les autres catégories de VIP.

1. On ne triche pas dans la durée.
Twitter est un fantastique moyen de préciser une personnalité et un positionnement. Il est important pour une personne un peu connue, d’être facile à identifier du point de vue du public, mais aussi d’un annonceur qui va essayer de placer ses campagnes sur l’ambassadeur dont les valeurs dans leur ensemble, sont les plus proches des siennes. Une fois que vous vous connaissez bien et que vous avez défini un objectif, vous devez arrêter une posture et vous y tenir. Celle-ci ne peut pas aller à l’encontre de ce que l’on est vraiment car, dans la durée, les contradictions et les erreurs vont se multiplier. Cette posture dictera tout le reste.

2. On ne choisi pas son rythme…
… c’est lui qui s’impose à nous. La vie d’un sportif de haut-niveau – un peu sérieux – est faite de travail, de sacrifices et d’engagements multiples qui rendent son agenda bien pire que le mien. A la question de savoir combien de fois par jour on doit tweeter, la réponse est simple : le plus possible.

Mais plusieurs limites s’imposent d’elle mêmes quand on parle de rythme et vont venir naturellement limiter l’expression.

D’une part, quand on n’a rien à dire, on ne dit rien. Cela parait un peu idiot mais je vous assure que c’est important. Si vous avez 5K, 20K ou 200K followers, respectez-les suffisamment pour prendre le temps de leur parler et respectez-vous suffisamment pour ne pas venir égratigner la belle personne que vous êtes par un tweet vide de sens ou à contre emploi. En corollaire, quand on n’a pas le temps, on ne bâcle pas et on ne fait pas.

D’autre part, vous n’avez pas besoin de tweeter à toute heure de la journée, faites-le pendant les plages libres qui s’imposent à vous : temps morts en déplacement, attentes de rendez-vous, instants de détente le soir… Ces moments perdus passeront plus vite pour vous et votre cerveau est pleinement disponible pour ce que vous faites. Il existe des moyens simples de maximiser l’impact de vos tweets. Par exemple, il est facile de déterminer les heures qui augmentent le Reach de ceux-ci. Toutefois, je pense qu’il est préférable, dans le cas d’un individu connu, d’éviter les Tweets programmés ou de se forcer et de laisser « votre rythme biologique » garder la main, quitte à toucher un tout petit peu moins de monde… à court terme.

3. Degré d’Extime
Parler aux communautés, c’est forcément se livrer un peu, donner de ce que vous êtes. Vous pouvez le faire pleinement dans votre discipline si vous vous y sentez fort. On peut être un très grand « sportif d’instinct » et ne pas avoir pour autant l’intelligence de son propre sport. Vous pouvez également le faire sur les quelques sujets qui vous passionnent vraiment. Dès que vous allez sortir de ces zones de confort, ce sera pour entrer dans des eaux dangereuses car ce que vous direz touchera des sujets qui vous rendront « normaux ». Avoir une part d’humanité est indispensable pour se rapprocher de sa communauté, mais celle-ci vous aime également parce que vous êtes une exception, un être différent qui excelle dans son domaine. Il y a donc un certain degré d’extime qu’il faudra définir, cette limite au coeur de votre intimité entre ce qui peut devenir public et ce qui devra rester privé. C’est une décision qui mérite d’être coaché mais qui n’appartient qu’à vous à la fin.

4. La portée de vos actes
C’est sans doute le sujet le plus complexe à appréhender, même pour un sportif très intelligent, car il implique de comprendre les conséquences directes d’un tweet mais aussi d’en comprendre les éventuels effets de bord. « Je me suis vraiment régalé à l’entrainement aujourd’hui, jusqu’à cette blessure idiote. » Vous comprenez que ce même tweet à l’intersaison ou la veille d’un match n’aura pas les mêmes conséquences. Il en est de même pour vos sponsors, vos engagements d’image ou ceux de votre club. « En retard. J’en ai marre de ces grèves et de ces avions qui ne volent pas« . J’espère qu’Air France ou ADP n’est pas l’un de vos partenaires… Enfin, les sportifs de haut-niveau côtoient d’autres sportifs de haut-niveau. Ce que vous publiez avec eux vous engage à vous également. « Impossible de faire tomber mon pote Christophe à la Vodka. Je suis cuit et renonce ». Evitez donc qu’une simple tweet potache se transforme en calvaire juridique. Plus généralement, si vous faites ce genre de soirées de temps en temps, oubliez Twitter jusqu’au lendemain.

5. La tentation du repli sur soi
Vous avez fait du sport votre métier, avec assez de succès pour devenir un personage public. Communiquer, développer et préserver votre image comme interagir avec vos fans et les communautés FAIT PARTI DE VOTRE JOB ! Ce n’est pas un simple hobby ou un truc de geek. Les Médias Sociaux sont l’avenir du marketing. Ils vous offrent un pouvoir exceptionnel, celui de parler au monde sans filtre. Les journalistes disent n’importe quoi sur vous ? Vous pouvez rétablir la vérité. Vos fans vous reprochent un erreur grave ? Vous pouvez leur parler directement, pour défendre votre position ou faire amende honorable. Vous ne pouvez pas vous économiser de contrôler votre image, ni de parler à ceux qui vous aiment et à votre écosystème… parce ce que vous êtes un professionnel du sport et que nous sommes en 2012. Mais comme disait ce spécialiste du marketing sportif qu’est Gandalf le Gris : Avec un grand pouvoir viennent de grandes responsabilités (je ne suis pas certain que la phrase soit de lui, en fait !). Aller vers les Médias Sociaux est une non-décision, l’Histoire l’a déjà prise pour vous. En d’autres termes, vous ne serez pas protégés si vous n’ouvrez pas de compte Twitter ou de page Facebook. Vous DEVEZ vous intéresser au sujet et prendre la main.

J’aurais encore pu évoquer des dizaines de points, comme les outils à privilégier, les erreurs faciles à éviter, la vérification des comptes, les synergies et barrières avec les clubs, les moyens de monétiser ces outils auprès d’annonceurs… mais cela mériterait l’écriture d’un livre entier.

Je vais donc me limiter à une toute dernière observation. Avant d’être un personnage public, vous êtes un sportif de haut-niveau. C’est donc votre engagement et votre exemplarité sur le terrain et dans votre sport qui va d’abord décider de votre avenir, de vos engagements futurs, de l’amour ou du rejet des fans, de votre carrière, des revenus que les annonceurs voudront bien vous consacrer, etc… pas votre compte Twitter ou votre Page Facebook.

Si vous les comprenez bien et les utilisez intelligemment, les Médias Sociaux ne viendront que révéler et accentuer ce que vous êtes vraiment, pour le magnifier…

@NicolasSarkozy contre @FHollande

Depuis des mois pour ne pas dire des années, on nous rabâche que les Français sur Twitter sont majoritairement de gauche. Alors j’ai décidé de vérifier en cette période d’élections où il est plutôt facile de mesurer l’influence et l’engagement. Les résultats sont aussi surprenants qu’intéressants. Voyez plutôt !

@NicolasSarkozy est arrivé assez tard sur Twitter. C’est son équipe de campagne qui tweete, sauf lorsque l’on voit apparaitre un « -NS » à la fin d’un tweet, marque que c’est le Président lui-même qui a posté celui-ci.

Concernant @FHollande, je n’ai pas su discerner s’il utilisait lui-même le compte de temps en temps. Si son équipe de campagne, qui gère le compte, passe par là (et je pense qu’elle le fera) et peut nous éclairer, ce serait sympa. Donc si je n’arrive pas à le voir clairement, j’imagine que d’autres non plus…

@FHollande est loin devant en nombre de followers. Toutefois, comme je ne cesse de le dire à mes clients, le nombre de followers ne veut rien dire, ne mesure pas l’influence et encore moins l’engagement. A y regarder de plus près, c’est clairement @NicolasSarkozy qui prend le leadership sur Twitter, avec un engagement largement plus important que celui de @FHollande.

Ne voyez pas là une quelconque démarche politique, j’essaye de rester dans le factuel. Il y a différents niveaux de lectures, mais j’en retire quelques enseignements à chaud.

Twitter n’est pas forcément à gauche comme je le pensais et les utilisateurs de droite commencent à relayer et s’exprimer davantage que les mois précédents. La campagne monte en puissance. L’entrée en campagne du candidat-Président a sans doute aidé à déverrouiller certains doutes.

@FHollande a pris une certaine avance en bâtissant une communauté plus importante que celle de @NicolasSarkozy. Les deux communautés sont globalement de bonne qualité malgré ces gros chiffres. L’équipe de @NicolasSarkozy peut donc regretter d’avoir démarré aussi tard car, quels que soient tes efforts, une démarche dans la durée paye vraiment.

Les Tweets que @NicolasSarkozy poste lui-même sont parmi les plus RT. Si @FHollande poste parfois lui-même, il devrait le mentionner clairement. Si ce n’est pas le cas, il devrait s’y mettre. Twitter donne un accès direct aux personnes, sans filtre. Avoir une équipe de campagne derrière le compte Twitter du candidat est indispensable, mais ne pas l’utiliser également soi-même est une grave erreur (mais encore une fois, peut-être @FHollande le fait-il ?!?).

Le travail de l’équipe de campagne de @NicolasSarkozy est de meilleure qualité que celui de @FHollande, l’engagement sur de tels volumes en est une preuve factuelle. Le nombre de mentions pour le candidat de la droite est quasiment le double de celui du candidat Socialiste. Cela tient notamment à la qualité des contenus mais également à leur ligne éditoriale. Le ton est un élément déterminant. L’équipe du candidat socialiste a donc encore quelques semaines pour se remettre en question et corriger le tir.

Je vous laisse interpréter les chiffres que vous trouverez ci-dessous comme vous le pensez ou challenger mes hypothèses dans les commentaires.

PS : Dès qu’on parle de politique, on attire les Trolls. Ce blog n’est pas plus un espace de libre expression que mon propre salon. On peut y dire un peu ce qu’on veut, tant qu’on reste poli et respectueux. #justsaying

Liberté d’Expression en liberté surveillée

Cela a commencé par quelques mots de Matt Mullenweg, qui trouvent en moi un écho persistant depuis des années, depuis que j’ai compris à quel point Internet était une bénédiction :

« I worry about the independent web. I worry about the content creators, and I worry that if 100 percent of the distribution of everything starts to go through just a few websites, that kills the vibrancy. »

Quelques heures plus tard, je suis tombé sur cette note de Paris Lemon, relatant l’incident – à présent très célèbre – qu’il avait connu sur Google+. En quelques mots, il avait posté sur son profil une photo de lui levant son majeur de manière fort peu élégante. Cette photo de Joi Ito était un peu puérile mais pas plus méchante que cela. L’équipe de modération de Google+ a supprimé la photo sur la base du fait qu’il violait l’un des termes du TOS.

Une personne a jugé que c’était particulièrement offensant de lever son majeur et qu’il n’était pas convenable pour Paris de se présenter ainsi au monde, Google+ ayant vocation a être un espace social de communication mais également un moyen de préserver son identité sur le Web. Cet inquisiteur zélé a alors censuré la photo sans prendre la peine d’en avertir Paris, le titulaire du compte, ou de simplement lui demander de traiter le problème tout seul.

C’était tout à fait légitime. Google+ est un produit de Google et ils font ce qu’ils veulent chez eux.

Mais…

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10 raisons pour ne pas déprimer quand on n’est pas à LeWeb

Vous n’allez pas à LeWeb cette année ? C’est vrai que s’y faire inviter n’est pas forcément très simple et que le prix du billet en prenant en compte les « à-cotés » comme un logement ou le déplacement n’est pas à la porté de toutes les bourses (même si je le répète, je pense qu’aller à LeWeb est un excellent investissement).

Toutefois, force est de constater que vous ne serez pas à cette grande messe de l’Internet mondial… mais ce n’est pas grave et je vais vous expliquer pourquoi en 10 points.

  • On peut réussir sa startup sans aller à LeWeb. Je sais qu’en ce moment, c’est difficile à croire mais je vous assure que c’est vrai. J’ai en tête de nombreux exemples. Par ailleurs, vous noterez que si vous créez un grand succès européen, il est probable que vous soyez invités et sans doute même sur scène lors des prochaines éditions. Concentrez-vous plutôt sur cet objectif :-)
  • On y croise une grande partie de ceux qui font l’Internet… mais vous n’avez pas forcément besoin d’eux au stade où en est votre startup. Le networking est un devoir pour tout entrepreneur, mais ce n’est pas le seul et être focus sur votre projet passe en priorité.
  • Vous n’y êtes pas donc vous ne faites pas partie des gens qui comptent… Celui-ci est tellement idiot que je ne vais même pas le commenter. Les gens qui comptent sont les gens qui font, pas ceux qui glandent en pensant que c’est une façon efficace de travailler. Vous pouvez « faire » n’importe où :-)
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    Email Powaa !

    De temps en temps, je me retrouve à contre-sens de l’Histoire, de l’avis de – presque – tous les experts et de tous ceux qui n’y connaissent rien mais sont d’accord avec eux. En général, je me dis que je me trompe, forcément… et puis de temps en temps, je crois en mes théories.

    Depuis 2 ou 3 ans, on n’arrête pas de lire que l’email est mort et n’a plus d’avenir.

    Je ne sais pas si Atos a été le premier à annoncer qu’ils allaient abandonner l’email en entreprise pour gagner en productivité, mais il a sans doute été le plus bruyant, leurs RP faisant bien leur job sous l’ombrelle sexy que représente l’avènement de l’Entreprise 2.0… dont le chiffre qu’on a accolé au terme témoigne à lui tout seul de la ringardise du concept.

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    Too much…

    Twitter, c’est vraiment bien.

    Tu peux savoir avant tout le monde que DSK vient d’être tiré d’un avion pour répondre d’une inculpation pour viol.

    Dans la foulée, tu peux aussi découvrir en avant-première la Une du Daily News qui va sans aucun doute venir contribuer à l’image des français à l’étranger. Avant, nous étions déjà bien réputés, niveau drague… Nous venons sans aucun doute de franchir un pallier supplémentaire en y adjoignant cette capacité supposée à prendre ce qui ne veut pas s’offrir pour garder un taux de réussite supérieur à celui des Italiens, Berlusconi inclu.

    Avec Twitter, tu peux tout de suite comprendre que tout cela n’est qu’un complot, parce qu’il y a des preuves irréfutables et parce que des gens qui travaillent avec lui disent que ça ne lui ressemble pas. C’est vrai qu’un gars qui aime prendre une femme de force pour vider un trop plein d’enthousiasme que sa main gauche n’arrivait pas à contenir commence d’abord par partager l’idée avec ses collègues de travail. En plus, j’ai pu apprendre sur Twitter que comme on est à un an de la Présidentielle, ce serait vraiment très con de la part d’un candidat aussi certain de l’emporter. Autant, il y a quelques semaines, je ne dis pas, mais là, à un an, pfiouu…

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    10 conseils pour bien démarrer avec Twitter

    Je sais, le titre est éprouvé et racoleur mais j’assume :-)

    En fait, je suis à l’aéroport de Bruxelles, à attendre mon vol pour Toulouse dans un joli salon (c’est pour la qualité du StoryTelling que je dis ça car en fait, le salon est plein de businessmen qui parlent bien trop fort au téléphone en buvant une bière très sombre et en détruisant leur équilibre alimentaire à coup de gateaux apéritifs douteux…), de retour d’un séminaire de travail que j’ai animé, autour de l’usage des Média Sociaux.

    Forcément, à un moment, comme ce fut également le cas la semaine précédente en Egypte, nous avons abordé le cas Twitter que je considère comme le plus puissant et intéressant outil que le Web social mette à notre disposition.

    Certains étaient de vrais noobs en la matière mais avec une vraie volonté d’apprendre, une fois franchi le point de non-retour du « A quoi cela peut-il bien servir ? »

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    Ne me qwitte pas !

    L’un des enjeux d’un bon usage de Twitter est la capacité à gérer les Followings.

    Je ne vais pas vous parler des Followers, ceux qui suivent vos updates car, finalement, peu importe leur nombre. Qu’ils soient 40 ou 40 000, ils n’interagissent pas directement avec votre usage. Vous n’avez donc aucun intérêt à les « gérer », ni à les faire partir, ni à les faire monter artificiellement si ce n’est pour gagner ce que les experts appellent en langage technique, un « concours de quequette ». En résumé, le quantitatif n’a aucun sens si on ne le met pas en perspective de la qualité des gens qui vous suivent.

    Un following, c’est quelqu’un dont vous suivez les updates (dont vous êtes un follower). Moins vous en avez, plus votre TimeLine est calme et lisible. A partir de quelques centaines de followings, cela devient compliqué de retirer la substantifique moelle de Twitter car le bruit généré vient couvrir très vite l’intérêt que vous y trouvez quel qu’il soit.

    Je suis des gens pour diverses raisons.

    Il y a, d’abord, mes amis. C’est un excellent moyen de savoir ce qu’ils font, de prendre soin d’eux et d’interagir avec certains quand l’occasion se présente. Cela doit représenter moins d’une centaine de personnes.

    Je suis également des leaders d’opinion, du moins, ceux qui le sont à mes yeux. Il y a des entrepreneurs, des journalistes talentueux, des sportifs, des « cerveaux », des comptes corporates et surtout, des gens très affutés sur l’industrie qui m’intéresse le plus à savoir l’Internet. Cela représente une cinquantaine de personnes à peine, mais c’est assez pour être informé en temps réel de ce qu’il se passe.

    Je suis également mon écosystème c’est à dire mes collaborateurs, mes associés, mes partenaires, mes clients et tout ceux qui gravitent autour des projets dans lesquels je m’investi ou vais m’investir. Là encore, cela doit représenter une petite centaine de personnes tout confondu.

    Enfin, je suis toute une population de gens qui ont des centres d’intérêt proches des miens, comme le rugby par exemple. C’est la masse la plus fluctuante de mes followings. Ils peuvent représenter jusqu’à 700 ou 800 personnes car j’en rajoute quasiment tous les jours. Je les croise aux détours de conversation, parce qu’ils me parlent, parce qu’ils parlent – bien – à mes amis, parce qu’ils disent un truc que je vais trouver drôle ou intelligent, etc… C’est dans cet immense réservoir que je fais de nouvelles rencontres souvent sympa et que je vais puiser ceux qui, plus tard, basculeront peut-être dans la première catégorie.

    Vous le comprenez, quand vous rajoutez autant de monde, il arrive un moment où vous ne pouvez plus retirer quoi que ce soit de votre Timeline car celle-ci est trop polluée. Je n’utilise pas les listes, par manque d’envie de perdre mon temps à les constituer puis les gérer, mais également parce que je préfère m’en tenir aux clients Twitter natifs qui sont paradoxalement assez mauvais dans l’affichage de celles-ci. Donc il ne reste qu’une seule solution : Le Unfollow Massif.

    Cela signifie que je vais prendre un outil qui va me permettre de supprimer la très grande majorité des gens que je suis pour repartir sur une base saine. Bien évidemment, vous imaginez bien que je ne vais pas regarder following après following qui je dois sortir ou pas. Comme les premiers que j’ai suivi étaient ceux des premiers cercles, il me suffit de supprimer les 700 ou 800 derniers suivis et je suis à peu près à mon objectif de clarification.

    Cela arrive tous les 3 mois environ et c’est exactement ce que j’ai fait la semaine dernière, en supprimant de ma timeline 700 personnes environ.

    Pourquoi je vous parle de cela ? En fait, ce n’était que l’introduction de cette note finalement presque terminée… A chaque fois que je fais le « grand ménage », je reçois des dizaines de messages me demandant pourquoi j’ai arrêté de les suivre, quel est le problème, comment ils m’ont fâché… Beaucoup me traitent de snob (là, c’est quand c’est poli ! :-) ) et de tout un tas d’autres trucs qui volent venant de haters… On ressent, dans certains messages (la majorité en fait), du stress, de la vexation et souvent même de l’agressivité. Dans la foulée, je perd également des dizaines de followers – ce qui n’a aucune importance, comme je l’ai dit au début – qui décident de ne pas me suivre simplement parce que je ne les suis plus, comme une forme de sanction ?!?

    Ne plus les suivre, c’est comme si je leur avais envoyé une preuve de désamour, un courrier de rupture ou quelque chose du genre. C’est comme si le fait que je les suive avait une quelconque valeur au point qu’ils se sentent dépossédés d’une sorte de privilège quand cela s’arrête. Je pense qu’ils confondent « cesser de suivre » et « bloquer », qui là, effectivement, est un acte de « rupture » réel.

    Je suis des tonnes de gens qui ne me suivent pas et je ne crois qu’il y ait une volonté délibérée de leur part de m’insulter. Cela va même au-delà de cela puisque certains, qui ne me suivent pas donc, répondent à mes Tweets gentiment et systématiquement lorsque je les mentionnent, laissant ainsi vivre la conversation. C’est amplement suffisant pour que les bénéfices de Twitter jouent à plein et je ne vois pas pourquoi il serait vexant que je ne puisse pas polluer la Timeline d’un gars que je suis avec mes tweets sur le rugby alors qu’il s’en contre-fout ?!? De mon coté, j’essaye également de répondre à tous ceux qui me parlent via une mention, même quand je ne les suis pas et c’est là que commence l’échange…

    Chacun trouve en Twitter un intérêt spécifique. Je vais continuer à faire des « grands ménages » une fois de temps en temps, quand ma timeline deviendra trop polluée et à rajouter du monde au fil des conversations. Si vous pensez qu’arrêter de vous suivre est une sorte d’insulte personnelle, j’en suis navré et c’est sans doute parce que finalement, je ne suis pas à la hauteur de vos attentes. Dans ce cas précis, je pense que vous devriez cesser de me suivre dès aujourd’hui. Vous serez ainsi l’initiateur de la rupture, vous me montrerez combien vous êtes dominant et le vivrez sans doute mieux psychologiquement. J’essayerai, de mon coté, de survivre avec cette blessure à mon égo et d’en surmonter la douleur :-D

    Pour tous les autres, que je vous suive déjà ou pas, que je décide de commencer à vous suivre ou de cesser de le faire, vous êtes les bienvenus en toutes circonstances pour discuter, demander de l’aide, m’en apporter, partager des idées, philosopher, célébrer la dernière victoire du Stade Toulousain ou la dernière défaite de l’ASM ;-) , informer, relayer, critiquer… bref, pour faire ce pourquoi Twitter excelle !

    En synthèse, ne me quitte pas ou quitte moi…
    Mais ne te prend pas la tête avec ça, il n’y a vraiment pas de quoi ;-)

    Please RT… en votre âme et conscience

    Si le titre est presque le même que celui de l’excellente note que Philippe Couzon avait publié ici, je vais essayer de ne pas en plagier le contenu.

    Mon propos est plus une sorte de saute d’humeur sur l’une des mentions qui à mon sens dénaturent l’essence même de Twitter : le demandes de ReTweet.

    Un ReTweet (RT), c’est l’action de transférer un Tweet à vos followers. Vous pouvez également annoter ce tweet – enfin, s’il reste de la place – mais la méthode naturelle est de simplement l’envoyer en l’état. C’est un puissant outil de relais puisqu’un simple lien peut ainsi traverser la moitié de la planète en quelques minutes.

    C’est également une marque très significative de la qualité de ce qui est posté, un lien ou une phrase très largement ReTweetée étant, de fait, d’un certain intérêt. Le business model de Twitter repose en partie dessus puisqu’ils vont véhiculer et donc facturer de la publicité en fonction de sa résonance, qui se mesure notamment au nombre de RT.

    Twitter, comme tous les médias naissants et en voie de devenir mainstream, se cherche un peu. Des Us et Coutumes se créent comme les #FollowFriday’s qui n’ont pas vraiment d’intérêt mais restent ancrés dans l’usage collectif. Dans ces usages, on trouve notamment la demande de ReTweet, qui se manifeste le plus généralement par un « Please RT » à la fin d’un tweet.

    Je dois avouer qu’il m’est arrivé de l’utiliser, en quête moi aussi d’une meilleure compréhension et d’un meilleur usage de l’outil, pensant que c’était un bon moyen de diffuser plus largement mes idées. Je ne l’ai plus refait depuis plusieurs mois pour une raison simple : le bénéfice est très largement inférieur au mal que cela cause.

    D’une part, si on inclus les espaces, cela fait perdre 10 ou 11 caractères, ce qui est énorme quand on n’a que 140 signes pour s’exprimer. C’est d’autant plus vrai si on espère réellement obtenir des RT auquel cas on se prive d’un peu d’espace libre pourtant vital.

    D’autre part, et c’est sans doute le plus important, c’est une insulte grave et délibérée à l’intelligence de ceux qui ont décidé de vous suivre.

    Le « Please RT » qui vous allez glisser à la fin de votre tweet signifie en substance : Vous êtes trop cons pour vous apercevoir que ce que je viens de poster est utile/nouveau/intelligent/drôle donc je vous demande de le transférer à votre écosystème en habillant mon injonction dans une rapide forme de politesse qui ne laisse pas de place au doute quant à ce que j’attend de vous. Au passage, même si mon Tweet est ni utile/nouveau/intelligent/drôle, je vous demande de le relayer quand même juste parce que ça m’arrange, et même si cela doit entamer votre crédibilité auprès de vos propres followers en relayant des trucs débiles.

    Vous me suivez ? :-)

    Pourtant, c’est une mécanique assez simple. Vous souhaitez que votre message soit relayé largement ? Travaillez sa qualité, son utilité à la collectivité, sa valeur. Partagez ce que vous savez. Apportez quelque chose à ceux qui vous suivent… Et faite leur confiance : la majorité ont un cerveau, des passions, des croyances, des émotions, des envies donc ils sauront trier le grain de l’ivraie et relayer ce qui a du sens.

    Je sais que certains ReTweetent des gens, simplement pour les flatter ou pour ne pas les fâcher, notamment parce qu’ils les croient influents – lol ! – ou imagine pouvoir un jour en tirer un quelconque bénéfice sous forme d’un hypothétique retour d’ascenseur ! Si ces gens sont si biens que cela à vos yeux, ils ne se fâcheront pas que vous ne les relayiez que lorsque cela présente un intérêt. S’ils se fâchent, vous avez bien fait de les éloigner de vous, ils ne vous méritaient pas. Enfin, si vous avez besoin de véhiculer une information parce qu’elle est importante pour vous, contactez directement quelques amis et demandez-leur leur aide. En général, ils vous l’accorderont gentiment, pour peu que vous n’abusiez pas… Il m’est arrivé plusieurs fois de le faire, en tant que demandeur ou sollicité, et je recommencerai si l’occasion se présente. Je ne connais personne qui ai une information importante à communiquer chaque jour, où alors, c’est que sa notion d’importance diverge très largement de la mienne.

    Je n’utiliserai plus la mention « Please RT »… et je pense ne plus relayer ceux qui vont l’utiliser, considérant qu’ils me croient stupides et veulent simplement abuser des gens qui me font confiance comme ils essayent d’abuser de moi. Ainsi, même si cela fait des mois que c’est déjà le cas, ceux qui me suivent sur Twitter sauront à présent que ce que je ReTweete m’a touché, concerné, appris, fait sourire ou intéressé quelque part.